[News] Le budget carburant explose !!!
Publié : 24 juin 2008, 11:49
LES TRANSPORTS PLOMBENT LE BUDGET DES FRANÇAIS
Le journal LE PARISIEN explique que les Français consacrent désormais plus d'argent aux transports qu'à l'alimentation (le logement reste le premier poste de dépenses), en raison de la flambée des prix des carburants et de l'allongement des trajets domicile-travail. Le budget le plus entamé est celui des foyers modestes, souvent contraints de résider loin de leur travail à cause des prix de l'immobilier. Dans son ouvrage « Domicile-travail, les salariés à bout de souffle », le sociologue Eric Le Breton constate qu'environ 17,5 % des ressources des Français sont allouées à leurs déplacements, contre moins de 14 % en 2000 et à peine 9,8 % en 1960. Les distances entre le lieu de résidence et le lieu de travail n'ont cessé d'augmenter, passant d'une vingtaine de kilomètres dans les années 1970 à 40 en moyenne aujourd'hui. Il souligne qu'un cadre parcourt en moyenne 18 km chaque jour entre son lieu de vie et son travail, contre 28 km pour un ouvrier. « Les cadres à haut revenu vivent la plupart du temps en centre-ville ou en première couronne et disposent d'une offre étoffée de transports en commun, tandis que les salariés plus modestes se retrouvent dans des zones mal desservies, où ils doivent impérativement utiliser une voiture, voire deux. Un smicard peut ainsi dépenser jusqu'à plus de 20 % de ses revenus en déplacements. En clair, plus on est pauvre, plus on paye », explique M. Le Breton. Le phénomène ne fait que s'amplifier, ce qui a conduit le Premier ministre, François Fillon, a annoncer le 12 juin sur France 2 la création d'une « aide directe » destinée aux salariés pour faire face aux renchérissement de leur trajet domicile-travail. Il a demandé aux partenaires sociaux de réfléchir aux conditions de sa mise en place. M. Fillon souhaite que cette aide apparaisse directement sur les feuilles de paie, l'Etat assurant une partie du coût, sous la forme d'un « geste fiscal ». Il s'est également déclaré favorable à une modulation de la T.V.A. appliquée aux carburants lorsque le prix du baril de pétrole dépasse un certain plafond. Une demande en ce sens devrait être déposée prochainement à Bruxelles. Toutefois, M. Fillon a reconnu que, même si un accord était trouvé entre les Etats membres - ce qui est loin d'être fait - cette mesure ne serait pas applicable avant plusieurs mois. De son côté, la Commission européenne a accepté l'idée d'aides nationales - très ciblées – pour faire face à l'envolée des prix du pétrole.
Qu'en est-il ici à la Réunion ? Le phénomène doit être encore plus visible pour nous, car les transports en communs n'étant pas si efficace qu'en Métropol nous oblige à utiliser notre voiture.
Avez-vous senti une différence dans votre budget au niveau des frais de déplacement ?
Le journal LE PARISIEN explique que les Français consacrent désormais plus d'argent aux transports qu'à l'alimentation (le logement reste le premier poste de dépenses), en raison de la flambée des prix des carburants et de l'allongement des trajets domicile-travail. Le budget le plus entamé est celui des foyers modestes, souvent contraints de résider loin de leur travail à cause des prix de l'immobilier. Dans son ouvrage « Domicile-travail, les salariés à bout de souffle », le sociologue Eric Le Breton constate qu'environ 17,5 % des ressources des Français sont allouées à leurs déplacements, contre moins de 14 % en 2000 et à peine 9,8 % en 1960. Les distances entre le lieu de résidence et le lieu de travail n'ont cessé d'augmenter, passant d'une vingtaine de kilomètres dans les années 1970 à 40 en moyenne aujourd'hui. Il souligne qu'un cadre parcourt en moyenne 18 km chaque jour entre son lieu de vie et son travail, contre 28 km pour un ouvrier. « Les cadres à haut revenu vivent la plupart du temps en centre-ville ou en première couronne et disposent d'une offre étoffée de transports en commun, tandis que les salariés plus modestes se retrouvent dans des zones mal desservies, où ils doivent impérativement utiliser une voiture, voire deux. Un smicard peut ainsi dépenser jusqu'à plus de 20 % de ses revenus en déplacements. En clair, plus on est pauvre, plus on paye », explique M. Le Breton. Le phénomène ne fait que s'amplifier, ce qui a conduit le Premier ministre, François Fillon, a annoncer le 12 juin sur France 2 la création d'une « aide directe » destinée aux salariés pour faire face aux renchérissement de leur trajet domicile-travail. Il a demandé aux partenaires sociaux de réfléchir aux conditions de sa mise en place. M. Fillon souhaite que cette aide apparaisse directement sur les feuilles de paie, l'Etat assurant une partie du coût, sous la forme d'un « geste fiscal ». Il s'est également déclaré favorable à une modulation de la T.V.A. appliquée aux carburants lorsque le prix du baril de pétrole dépasse un certain plafond. Une demande en ce sens devrait être déposée prochainement à Bruxelles. Toutefois, M. Fillon a reconnu que, même si un accord était trouvé entre les Etats membres - ce qui est loin d'être fait - cette mesure ne serait pas applicable avant plusieurs mois. De son côté, la Commission européenne a accepté l'idée d'aides nationales - très ciblées – pour faire face à l'envolée des prix du pétrole.
Qu'en est-il ici à la Réunion ? Le phénomène doit être encore plus visible pour nous, car les transports en communs n'étant pas si efficace qu'en Métropol nous oblige à utiliser notre voiture.
Avez-vous senti une différence dans votre budget au niveau des frais de déplacement ?