La Jamaïque condamné au silence
SAINT-DENIS - La plainte déposée par un riverain en 2005 a abouti fin juillet, le site de la Jamaïque sera réduit au silence. Une aberration.
Certes, la liberté des uns s’arrête là commence celle des autres. Un riverain à l’ouïe très sensible a déposé une plainte pour nuisances sonores en 2005. Depuis le temps, le Groupement Sportif Mécanique de la Jamaïque n’était pas préparé à pareille sentence. Elle est tombée le 27 juillet. Le couperet annonce la cessation de toutes activités mécaniques (entraînements et compétitions) sous peine d’amendes après constat. En attendant la notification du jugement, le monde du sport mécanique, pris au dépourvu, est en plein émoi. “Ce sont plus de 300 utilisateurs réguliers qui se retrouvent sur le carreau sans solution de repli”, déplore Olivier Lassaux, le président de Ligue Réunionnaise de Motocyclisme qui prépare activement, en compagnie de toutes les forces vives des différentes composantes et disciplines, une réplique à-propos.
Urgence
S’il n’apparaît pas complètement illogique qu’un tribunal juge une plainte hors de toute considération globale, cette décision interpelle à l’heure où les pouvoirs publics, Sécurité Routière en première ligne, tentent d’encadrer les besoins d’adrénaline mécanique, et de mettre fin aux pratiques sauvages bien connues sur le boulevard Lancastel le vendredi soir. Olivier Lassaux a demandé un rendez-vous à la municipalité qui devra se positionner sachant que d’indispensables travaux de mise aux normes du site seront à effectuer au plus vite. On n’ose pas imaginer que la Mairie laisse la piste de la Jamaïque aux mauvaises herbes. En attendant les différents délais de mise en œuvre, la saison de Supermotard qui doit débuter début septembre est déjà en grand danger. Il y a urgence à agir
Stéphane Catherine
Je vous jure si la on nous prend pas pour des cons...
Asso










